En comptabilité, l’amortissement permet de constater, sur plusieurs années, la perte de valeur d’un bien utilisé dans le cadre de l’activité professionnelle. Pour tout travailleur indépendant, comprendre le fonctionnement et la durée de l’amortissement est important pour garantir une bonne gestion comptable et fiscale de son entreprise. Mais quelle est la durée d’amortissement selon les biens ? Quelles sont les conditions pour amortir un bien ? Et que prévoit la loi pour simplifier ce mécanisme ? Dans cet article, nous vous expliquons tout !
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Qu’est-ce que la durée d’amortissement ?
La durée d’amortissement correspond à la durée normale d’utilisation d’un bien. Autrement dit, elle représente le nombre d’années pendant lesquelles un bien va être utilisé dans l’entreprise avant d’être usé, obsolète ou remplacé. Cette durée permet de répartir le coût d’un bien sur plusieurs exercices comptables afin de mieux refléter sa perte de valeur dans les comptes de l’entreprise.
Par exemple :
Supposons que vous achetiez un ordinateur à 1 500 €, amortissable sur 3 ans. Vous pourrez alors déduire 500 € par an de votre résultat imposable en amortissement linéaire. Cette répartition évite de comptabiliser l’intégralité de la charge sur une seule année et assure une meilleure lisibilité financière.
En pratique, la durée d’amortissement est déterminée selon plusieurs critères comme :
- Les pratiques du secteur professionnel ;
- L’usage propre à l’entreprise (intensité d’utilisation, environnement, etc.) ;
- L’obsolescence technique ou technologique.
L’administration fiscale accepte un écart de plus ou moins 20 % par rapport aux pratiques usuelles, à condition qu’il soit justifié par des circonstances spécifiques (exploitation intensive, durée de vie allongée…).
Les conditions et durée de l’amortissement
Quelles sont les conditions pour amortir un bien ?
Pour qu’un bien soit amortissable, plusieurs critères doivent être réunis :
- Il doit faire partie de l’actif immobilisé de l’entreprise (incorporel ou corporel) ;
- Il doit se déprécier dans le temps en raison de son utilisation ou de son obsolescence ;
- Son amortissement doit être comptabilisé chaque année dans les comptes de l’entreprise ;
- Il doit avoir une durée d’utilisation limitée dans le temps.
Attention ! Certains biens ne sont pas amortissables ! C’est le cas, par exemple, des terrains, des œuvres d’art, des fonds de commerce (sauf régime dérogatoire pour les fonds commerciaux acquis entre janvier 2022 et décembre 2025), etc.
Quelle durée d’amortissement appliquer selon les biens ?
La durée d’amortissement des installations et agencements varie généralement entre 5 et 20 ans selon leur nature et leur usage au sein de l’entreprise. Voici quelques exemples de durées usuelles d’amortissement selon le type de bien :
- Frais d’établissement : 5 ans ;
- Frais de recherche : 5 ans ;
- Brevets et licences : 5 ans ;
- Bâtiment commercial/industriel : 20 à 50 ans ;
- Agencement de bureaux : 10 ans ;
- Agencement léger : 5 à 6,5 ans ;
- Matériel et outillage : 5 à 10 ans ;
- Informatique : 1 à 5 ans ;
- …
Par ailleurs, 2 méthodes de calcul existent :
- L’amortissement linéaire : cette méthode consiste à répartir de façon égale le coût du bien chaque année pendant toute sa durée d’utilisation. ;
- L’amortissement dégressif : elle permet d’amortir très fortement un bien en début d’utilisation, puis de moins en moins les années suivantes. Elle s’applique uniquement à certains types de biens.
Certaines situations spécifiques peuvent aussi donner lieu à un amortissement exceptionnel (exemples : imprimantes 3D, robots industriels amortis sur 24 mois, etc.) ou un amortissement accéléré, notamment en cas d’usage intensif ou d’intempéries.
Bénéficier d’une simplification fiscale
Bonne nouvelle pour les petites et moyennes entreprises : une mesure de simplification existe pour leur éviter des calculs trop complexes. Cette disposition permet de ne pas justifier la durée réelle d’utilisation des biens amortissables, à condition d’utiliser les durées d’usage admises fiscalement.
Qui peut en bénéficier ?
Seules les entreprises remplissant au moins 2 des 3 critères suivants peuvent en profiter :
- Total de bilan ≤ 4 millions d’euros ;
- Chiffre d’affaires ≤ 8 millions d’euros ;
- Effectif ≤ 50 salariés.
Quels sont les avantages ?
Cette mesure confère de nombreux avantages :
- Vous n’avez pas besoin d’estimer la durée d’utilisation réelle de chaque bien ;
- L’amortissement fiscal et l’amortissement comptable peuvent être regroupés ;
- Elle simplifie la gestion comptable en évitant les amortissements dérogatoires.
Mais attention :
- Cette simplification ne s’applique pas aux immobilisations décomposables ;
- Elle doit être utilisée de façon homogène sur l’ensemble des immobilisations concernées.
Conclusion
Pour résumer, la durée d’amortissement joue un rôle essentiel dans la gestion financière d’une entreprise. Bien la choisir, en fonction du type de bien et de son usage, permet d’optimiser à la fois la tenue comptable et la fiscalité de votre entreprise.
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Antoine Tullari est un expert chevronné dans le domaine de l’emploi des étudiants, apportant une expérience précieuse acquise au fil de sa carrière. Avec plus de quinze ans d’expérience en tant que conseiller en carrière et formateur en développement professionnel, Antoine a aidé d’innombrables étudiants à réussir leur entrée sur le marché du travail.