En 2021, l’animateur professionnel est le sixième métier le plus recherché par les employeurs. Cependant, le secteur de l’animation peine à recruter. Petit tour d’horizon sur les motifs de difficultés d’embauche, avant de s’arrêter sur deux solutions qui favorisent le recrutement d’animateurs.

Pôle emploi a adressé en 2021 un questionnaire à près de 1,9 millions d’établissements afin d’en savoir plus sur les besoins en recrutement des employeurs. Le secteur de l’animation se classe en sixième position. Pourtant, les structures recherchent des animateurs. Un manque de main d’œuvre qui s’explique par les conditions encadrant cette profession. Cependant, des solutions existent pour trouver plus facilement des professionnels de l’animation. Précisions.

Des conditions d’emploi spécifiques

La saisonnalité de l’activité, des horaires atypiques, un temps de travail fractionné et des ressources financières parfois limitées pour les structures employeuses se traduisent par des conditions d’emplois instables. Les professionnels de l’animation sont trois fois plus souvent que la moyenne en contrats courts (CDD, contrats aidés, emploi jeune). En parallèle, le recours au temps partiel est particulièrement important, c’est même le plus fort de France. En permettant l’embauche de jeunes salariés, les métiers de l’animation offrent des possibilités d’insertion professionnelle rapide. Mais les conditions d’emplois spécifiques sont parfois synonymes de carrières courtes et de réorientations à venir.

Un cumul de métiers pour pallier l’instabilité des emplois

Du fait du temps partiel et des engagements sur des contrats courts, la moitié des salariés de l’animation doivent cumuler les emplois. Il peut s’agir d’un contrat qui constitue leur emploi principal de l’année et/ou qui ne représente que quelques heures dans l’année. Les 3/4 de ces pluriactifs exercent au moins une activité qui ne relève pas de l’animation. Très peu de professionnels parviennent donc à occuper le même poste tout au long de l’année, que ce soit à temps complet ou à temps partiel. Ces conditions de travail entraînent un fort turnover, et donc une précarité. Selon France Stratégie, ces métiers constituent souvent des emplois temporaires ou d’attente pour les jeunes. Les offres d’emploi perdent, de fait, en attractivité pour ceux qui envisagent de s’inscrire durablement dans l’animation.

Des solutions pour recruter des animateurs 

Des méthodes existent afin de pallier le manque de main d’œuvre. En voici deux exemples : Premièrement, afin d’atteindre la bonne cible, les structures peuvent déléguer leur recrutement à des entreprises extérieures. Elles auront pour mission de trouver et proposer des animateurs qualifiés. C’est notamment le cas de la société prestataire de formation et de recrutement d’animateurs Bleu Blanc Ciel. En second lieu, pour attirer de nouveaux collaborateurs, il est de la responsabilité des structures de promouvoir stratégiquement et activement le métier d’animateur comme stimulant et intéressant. Pour faire ce métier, il faut être passionné. Travailler avec des êtres humains est très valorisant, c’est un don de soi. Il est donc important de communiquer sur le métier, de le montrer dans sa vérité.